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L'association : Qui sommes-nous ?

Transsexuelles, transgenres ... Votre souffrance et notre liberté !

Écouter la parole des personnes transgenres

De la même manière qu'on a entendu les transsexuelles 9 s'auto-définir, écoutons les transgenres. Précisons-le donc clairement : pour nous, la ligne de séparation entre transsexuelles et transgenres n'est pas le pénis, mais l'existence, ou non, d'une souffrance psychique.

De ce fait, les personnes transgenres, elles, ne se reconnaissent dans aucune des définitions psychiatriques du « transsexualisme ». D'un point de vue objectif, leur positionnement et leur comportement ne correspondent pas non plus à ces définitions. Il s'agit bien d'une catégorie de personnes différentes des transsexuelles.

Définition : est transgenre toute personne qui ne s'identifie pas complètement au rôle social culturellement assigné à son sexe, sans se croire pour autant atteinte d'un « trouble d'identité de genre » ou d'un « syndrome », et qui se libère de toute croyance en des rôles sexués naturels et intangibles (cf. essentialisme).

Il y a de multiples façons d'être transgenre : se travestir occasionnellement ou régulièrement, vivre socialement dans le rôle féminin en modifiant ou non son corps (par des traitements hormonaux ou diverses chirurgies). Être transgenre ne se joue pas nécessairement, prioritairement ou exclusivement sur le terrain du corps. Il s'agit avant tout de vivre en se libérant de l'ordre symbolique et de ses sous-produits tel l'hétéro-patriarcat.

Les histoires de vie des transgenres sont différentes :

Leur genre ne correspond pas aux attentes dictées par l'ordre symbolique compte tenu du sexe.

Elles remettent en question l'ordre symbolique qui stipule arbitrairement que le comportement et le ressenti (genre) sont nécessairement en corrélation avec la biologie (le sexe). Pour cette raison, certains psychiatres qualifient les personnes transgenres de perverses car, selon la définition de la perversion, elles présentent un « clivage du moi » (acceptation de la différence des sexes dans sa dimension biologique, mais déni de celle-ci dans sa dimension sociale). Mais il faut bien comprendre que cette notion de clivage du moi est fondée sur un socle idéologique pour le moins bancal : la croyance en un ordre symbolique intangible et immuable qui régirait la vie de chacun en fonction de ses organes génitaux. On l'a vu, ce n'est pas vrai pour les transgenres qui ont une approche centrée sur l'introspection, la remise en question, la liberté de disposer de son corps et de choisir sa vie, son rôle social.

Chez les personnes transgenres, la dysphorie n'existe pas ou disparaît progressivement grâce à la transition qui consiste pour l'essentiel à éliminer tout amalgame entre sexe et genre.

La transition, c'est pour nous un libre choix du rôle social, éventuellement accompagné de modifications corporelles (par body-art, par curiosité, pour mieux vivre notre sexualité, mais aussi pour faciliter, on ose rarement l'avouer, l'intégration socio-professionnelle). Puisqu'il n'y a pas de maladie, il semble logique que ces transformations librement choisies ne soient plus, à terme, remboursées par la sécurité sociale. Alors, L'État supprimant les discriminations qu'il organise actuellement, toutes les transgenres pourront facilement financer elles-mêmes leur transition (car elles seront intégrées dans le monde du travail). Et les choses seront fondamentalement différentes en matière d'intégration sociale.

Aujourd'hui, puisque l'État français organise les discriminations – et tant que ce même État français n'accordera pas le changement d'identité aux personnes non opérées génitalement – qu'il assume son choix et paie tout ce qui permet d'en sortir !

Contrairement aux transsexuel(le)s pour qui la transition est centrée sur le terrain du corps (elle vise à réduire la dysphorie sans remettre en question l'ordre symbolique qui en est la source, mais en adaptant le corps au ressenti), chez les transgenres, l'essentiel d'une transition consiste en un travail sur soi pour se libérer de tout rôle social arbitrairement assigné en fonction des gonades et qui étouffe les libertés individuelles.

 

Le 31 août 2007,
L'équipe d'animation nationale de Trans Aide

9 On pourra toujours discuter de ces définitions ; elles sont sans doute approximatives et elles ne prétendent pas rendre compte de la personnalité de chacune. En dernière analyse, nous reconnaissons à tou(te)s le droit de s'auto-définir.

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Mise à jour : 31 octobre 2011
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